Quelques plaques rappellent au promeneur attentif les origines fougeraises du général de Lariboisière. Nous marchons à sa rencontre.

Jean Ambroise Baston de Lariboisière est né le 18 août 1759 au 41, rue de la Forêt (1). Sa famille demeurait dans la ville depuis le XVIème siècle.

 

 

Au 62, rue de la Pinterie (2), l’inscription gravée dans le granit atteste l’existence du collège Saint-Yves où il fit ses études jusqu’en 1774.

 

 

 

 

À cette date, année de la mort de son père inhumé dans l’église Saint-Léonard, il quitte Fougères pour intégrer le collège de Rennes.

 

Après ses études dans les écoles militaires de La Fère et de Valence, il revient à Fougères pour un congé de six mois, il épouse, le 19 avril 1786, Mademoiselle Marie-Jeanne Lebeschu de la Rallaye. Le marquis de la Rouërie assiste au mariage.

 

 

Marquis de la Rouërie

Bronze Fougères

De ce mariage naissent trois enfants : une fille qui n’a pas vécu et deux fils.

On peut lire encore aujourd’hui au linteau de la porte de l’école Odile Gautry l’inscription suivante :

" Ecole et Salle d’asile (…) par Ch. H. Cmte de LARIBOISIÈRE et par Eliza ROY Csse de LARIBOISIÈRE (1851-1852) ".

Médaillon d'Eliza Roy

Stèle funéraire Chapelle de Monthorin

 

La ville garde le souvenir du second fils Ferdinand grâce au tableau qui orne, à la mairie, la salle des mariages. Cette copie du tableau de Louis Lejeune présente le Général de Lariboisière face à son fils mortellement blessé à la bataille de la Moskowa.

 

Détail du tableau de Louis Lejeune (1778-1848)

La bibliothèque municipale recèle de vrais trésors. Nous y avons découvert des lettres adressées au Général de Lariboisière et signées de Napoléon lui-même.

 

 

Reliure plein maroquin bordeaux

74 lettres de 1807 à 1812, offertes en 1923 par Ferdinand de Lariboisière

 

Lettre n° 15

Monsieur le Général La Riboisière, mon espérance sur Raab a été frustrée. Il ne s’est pas trouvé de poudre. Cy joint l’état de l’artillerie qu’on y a trouvé. Je prie de me répondre sur ce qu’il vous serait possible de fournir pour armer cette place. Voici ce qu’il me semble devoir convenir.

Artillerie :

elles y sont : 10 canons de 12

20 canons de 3 et de 6

ceux qui sont vis à vis Presbourg : 6 mortiers

4 obus


40

Il faudrait 4 000 boulets de 12

8 000 boulets de 3 et de 6

1 000 obus

1 000 bombes

Il me semble que 20 milliers de poudre seraient suffisants. Avec deux ou trois cents mille cartouches. Répondez-moi sur le champ à tous ces articles.

Sur ce, je prie Dieu qu’il vous ait en sa Sainte garde. Schonbrünn. 25 Juin 1809.

Napoléon

Lettre 59 : Qualité de confiance

Monsieur le Comte La Riboisière, je vous envoie (pour vous seul) différents renseignements qui pourront vous être utiles. Sur ce, je prie Dieu qu’il vous ait en sa Sainte garde. A Paris, le 21 Mars 1812.

Napoléon

Lettre 65 :

Monsieur le Général Comte La Riboisière, il faut mettre à l’ordre le prix que vous mettez à chaque boulet, grâce vous rapportera, il y en a une grande quantité dans la ville et dans la plaine. Il faut faire ramasser les bayonnettes et les armées qui sont sur le champ de bataille de Smolensk et de l’avant-garde. Il faut aussi s’occuper d’envoyer, d’utiliser l’artillerie de gros calibre trouvée ici, pour l’armement de Smolensk. Donner ordre que 3 compagnies d’artillerie prises dans l’équipement de siège de Hag de bourg feront en ici pour le service de la place de Smolensk. Sur ce, je prie Dieu qu’il vous ait en sa Sainte garde.

A Smolensk, le 20 Août 1812.

Napoléon

Place de Lariboisière, les noms de l’épopée napoléonienne, gravés sur le piédestal de la statue équestre révèlent une prestigieuse carrière militaire.

 

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