Créée par Bonaparte le 29 Floréal de l’an X (19 Mai 1802), la Légion d’Honneur avait pour objectif de récompenser les mérites les plus élevés au service de la France, mérites révélés sous les armes ou à titre civil.

Elle comprend d’abord quatre, puis cinq classes de légionnaires : trois grades : chevalier, officier, commandeur, (anciennement commandant) et deux dignités : grand officier, grande croix (anciennement grand Aigle).

La médaille de la Légion d’Honneur comporte cinq branches qui représentent l’Honneur, le Service et le Prestige. La devise de cet ordre est " Honneur et Patrie ".

 

 

 

Le général de Lariboisière, a été promu grand officier de la Légion d’Honneur à la suite de la Victoire d’Eylau pour ses qualités humaines et pour son dévouement au sein de l’Armée.

Le 22 Janvier 1803, Lariboisière est proposé pour la Légion d’Honneur.

Dans sa lettre de proposition, le Général de division Macors, inspecteur général d’artillerie de Strasbourg écrit : " Il a la modestie de ne jamais rien demander lui-même, c’est pour moi un motif pour inspirer encore plus d’intérêt, s’il n’était déjà très recommandable par ses talents et l’utilité dont il a été partout où il a servi. "

Marmont répondit : " Les services et les talents de cet officier sont trop avantageusement connus pour que je l’oublie lorsque le moment en sera venu, et vous pouvez être assuré que je le comprendrai dans le premier travail que je présenterai en faveur de ceux qui me paraissent dignes de cette récompense. "

Le Général de Lariboisière reçoit la Légion d'Honneur près d’un an plus tard.

A la suite de la capitulation de Dantzig, Lariboisière fut promu le 4 juin Grand officier de Légion d’Honneur.

 

Première Distribution des croix de la Légion d'Honneur.

J.B. Debret 1812 (musée de Versailles)

 

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